Le suivi de la santé des élèves

Le suivi de la santé des élèves fait partie des missions de l'École et contribue à l'École promotrice de santé. Il est assuré tout au long de la scolarité, au travers de visites médicales et de dépistage obligatoires et lors de consultations effectuées à la demande en cas de besoin particulier.

Faire de la santé des élèves un enjeu partagé par toute la communauté éducative

Les Assises de la santé scolaire ont permis de réaffirmer les trois piliers de la santé scolaire : la prévention, la détection et la promotion de la santé des jeunes. Trois objectifs ont été
fixés : 

  • mieux détecter et prendre en charge ;
  • renforcer l’appui aux équipes éducatives ;
  • sensibiliser et prévenir. 

La mobilisation des personnels de santé et des partenaires de l’école

La santé des élèves, entendue dans sa globalité comme un état de bien-être physique, mental et social, est une condition essentielle de leur réussite. Elle commence dans l’école ou l’établissement, où l’attention portée à leurs besoins fondamentaux (physiologiques ou psychologiques, en particulier de sécurité affective ou d’estime et d’accomplissement de soi) doit être une priorité. S’ils perçoivent des signes de malêtre chez un élève, les personnels sociaux et de santé de l’établissement interviennent, l’accueillent, évaluent la situation et, si besoin, assurent une orientation vers un partenaire de soin.

À compter de la rentrée 2025, un pôle « santé, bien-être et protection de l’enfance» composé de professionnels de santé, de psychologues de l’éducation nationale et de personnels sociaux sera mis en place dans chaque département. Ce pôle évalue les besoins du territoire et construit un plan d’action adapté. Cette organisation permettra de mieux repérer les élèves en difficulté, d’intervenir précocement et de mobiliser les bons relais, en lien avec les acteurs de santé locaux (protection maternelle et infantile, médecins, assurance maladie, etc.).

Renforcer le lien avec les familles

Les familles sont associées à chaque étape du repérage et de l’accompagnement des élèves, tant en matière de santé (prévention, suivi médical, hygiène de vie, alimentation, sommeil, activité physique) que de santé mentale (bien-être émotionnel, gestion du stress, repérage précoce des troubles psychiques). Des temps d’information réguliers, organisés sous forme de réunions, d’ateliers ou via des supports numériques, leur permettent de mieux comprendre les enjeux de santé et de santé mentale à l’école, d’identifier les ressources  disponibles et de renforcer leur rôle de soutien auprès de leur enfant. Les personnels sociaux et de santé travaillent en partenariat étroit avec les familles afin de co-construire des  réponses adaptées aux besoins de l’élève, de favoriser le suivi des recommandations médicales et psychologiques et de faciliter l’accès aux dispositifs existants de prévention, de soin et d’accompagnement.

Vaccination

Pourquoi a-t-on besoin de se faire vacciner ?

La vaccination permet d’éviter la survenue de maladies comme la méningite qui peut être très grave voire mortelle ou comme la poliomyélite qui peut laisser des séquelles, notamment des paralysies.

En vaccinant son enfant, on le protège contre ces maladies, et on protège aussi les personnes autour, en particulier les personnes plus fragiles comme les nouveau-nés, les femmes enceintes, les personnes âgées, les personnes immunodéprimées (ex. personnes atteintes de mucoviscidose, d’un cancer ou porteuses du VIH) qui ne peuvent être vaccinées contre certaines maladies.

À savoir

La vaccination est l’une des mesures de santé publique les plus efficaces dans le monde.

  • L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) estime que 2 à 3 millions de décès sont évités chaque année grâce à la vaccination.
  • Elle est à l’origine de la disparition de certaines maladies comme la variole dans le monde et la poliomyélite en France.

Vaccinations obligatoires

Onze vaccinations du nourrisson sont obligatoires : la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite, la coqueluche, les infections invasives à Haemophilus influenzae de type b, l’hépatite B, les infections à pneumocoque, les infections invasives à méningocoque de sérogroupe C, la rougeole, les oreillons et la rubéole.

En Guyane, il est également obligatoire de se vacciner contre la fièvre jaune.

Ces 11 vaccinations sont pratiquées, sauf contre-indication médicale reconnue, ce qui correspond à des cas très particuliers, dans les 18 premiers mois de l'enfant et sont exigibles, pour l’entrée ou le maintien en collectivité à partir du 1er juin 2018 pour tout enfant né à partir du 1er janvier 2018.

Les vaccinations et, dans certains cas, les rappels sont vérifiés régulièrement tout au long de la scolarité. Soyez vigilants sur les dates de rappel. Pour être sûrs de ne rien oublier, consultez le calendrier des vaccinations. En cas de non-vaccination, un certificat de contre-indication médicale est exigible.

Dans l'enseignement professionnel, les élèves exposés à des risques de contamination dans le cadre de leurs stages ou de leurs études (le virus de l'hépatite B par exemple), doivent être immunisés. Certaines vaccinations spécifiques peuvent donc être exigées.

Titre

Qui contacter ?

Pour toute information complémentaire, contacter son médecin, le médecin de l’éducation nationale, un centre de protection maternelle et infantile (PMI) ou le centre de vaccination départemental, qui peuvent faire les vaccinations. L'adresse des centres PMI et du centre de vaccination est disponible dans les mairies.

Vaccination au collège : un accès simple et gratuit à la vaccination contre les HPV et les méningocoques ACWY dès 11 ans

Sûres et efficaces, les vaccinations contre les papillomavirus et les infections invasives à méningocoque (méningites) ACWY sont fortement recommandées. Comme pour tous les vaccins, des effets secondaires peuvent survenir et sont bénins dans la très grande majorité des cas. L’accord écrit des deux parents est obligatoire : le jour de la séance de vaccination, les enfants autorisés à être vaccinés devront être munis de leur carnet de santé. Pour l'année scolaire 2025-2026, le recueil des autorisations parentales a débuté à la rentrée des vacances de la Toussaint 2025 et s’étend jusqu’aux vacances d’hiver. Les séances de vaccination assurées par les équipes médicales de centres de vaccination publics se déroulent, selon les régions entre janvier et juin 2026.

Vaccination contre les papillomavirus dans les collèges

Chaque année, plus de 7000 cancers sont liés aux virus HPV. Ces cancers touchent les femmes et les hommes. Vacciner les enfants dès 11 ans assure une meilleure efficacité du vaccin et les protège contre des cancers qu’ils pourraient développer à l’âge adulte. La vaccination permet d’éviter jusqu’à 90 % des infections à l’origine des cancers HPV induits.

Les élèves en classe de 5e, filles comme garçons, qui sont volontaires peuvent se faire vacciner gratuitement contre les infections à papillomavirus humains (HPV).

La protection complète s'obtient avec deux doses de vaccins : les deux doses seront fournies à cinq mois d'intervalle minimum, sur la seule année scolaire de cinquième ou sur deux années scolaires, selon l'organisation locale. L'accord écrit des deux parents sera demandé.

Cette mesure doit permettre à 800 000 élèves par an d'être protégés contre les cancers liés aux HPV.

En savoir plus sur la vaccination contre les cancers HPV, pour les filles et les garçons dès 11 ans

Télécharger le dépliant sur la vaccination contre les cancers HPV (papillomavirus humains) 

Vaccination contre les infections invasives à méningocoque (méningites) ACWY

Les infections invasives à méningocoque (méningites) ACWY sont des infections graves pouvant laisser de lourdes séquelles - surdité, retard mental, amputation d’un membre, etc., et sont parfois mortelles. Elles touchent particulièrement les adolescents et les jeunes adultes. Chaque année, en France, entre 500 et 600 cas d’infection et 60 décès par an (soit 10 % des cas) sont recensés. 
 
Face à leur potentielle dangerosité et à l’augmentation importante de ces infections observée depuis plusieurs années, la vaccination contre les méningocoques ACWY est désormais, à partir de 2025, proposée gratuitement au collège et dans les établissements médico-sociaux accueillant des jeunes de 11 à 14 ans en situation de handicap. Recommandée notamment aux jeunes de 11 à 14 ans, la vaccination représente une protection efficace et prolongée contre ces méningites. Elle peut être réalisée en même temps que l’injection du vaccin contre les HPV. 

La vaccination contre les infections invasives à méningocoque ACWY comporte une seule dose

Vaccination contre le Coronavirus Covid-19

La vaccination contre la Covid-19 est accessible à tous les enfants et adolescents de 5 à 17 ans.

Elle n’est pas obligatoire et est gratuite, c’est-à-dire qu’elle est intégralement prise en charge par l’Assurance Maladie, sans avance de frais.

Les enfants porteurs de maladies graves ou atteints de comorbidités sont plus vulnérables face au Covid-19. Un vaccin spécialement dosé pour les enfants de 5 à 11 ans est disponible. Il est trois fois moins dosé que le vaccin des adultes. Aussi efficace et sûr que celui des adultes, il leur permet d’éviter les formes graves du Covid-19 et réduit fortement le risque d’hospitalisation.

Visites médicales et de dépistage

100 % des élèves doivent bénéficier d’une analyse personnalisée de leur situation de santé. Les partenariats avec les acteurs locaux de santé sont renforcés pour assurer, dès les premières années de scolarité, la détection des fragilités et garantir une prise en charge plus efficace.

L’objectif est de garantir que, d’ici la rentrée 2026 :

  • 100 % des enfants de 3 à 4 ans bénéficient d’un dépistage des troubles de santé ;
  • 100 % des élèves de 6 ans disposent d’une analyse personnalisée de leur situation de santé.

Visites obligatoires

  • Un premier bilan de santé obligatoire entre trois et quatre ans effectué à l’école par la PMI
  • Une visite médicale obligatoire entre cinq et six ans par la médecine scolaire, centrée sur le développement de l’enfant et les apprentissages. Cette visite médicale obligatoire intervient dans la sixième année de l'enfant, en grande section de maternelle ou au cours préparatoire (CP)..Cet examen comprend le repérage précoce des signes qui peuvent entraîner des difficultés ultérieures d'apprentissage : problèmes visuels, auditifs, troubles du langage et des apprentissages, difficultés psychologiques, etc. Il prévient et détecte les cas d'enfants maltraités. Après cet examen complet, si des difficultés sont mises en évidence, vous pouvez rencontrer les personnels de santé de l'éducation nationale pour envisager le suivi de votre enfant ; La présence d’un parent est fortement conseillée, car c’est aussi l’occasion d’échanger avec le médecin sur toutes les questions qui vous préoccupent.
  • Une visite de dépistage infirmier a lieu lors de la douzième année de l’enfant. Des recommandations et conseils sont donnés à votre enfant par l’infirmerie du collège, adaptés en fonction de ses questions et des données de l'examen.

Un suivi de santé tout au long de la scolarité

Lorsque des problèmes de santé ont été repérés, les médecins et les infirmiers de l'Éducation nationale travaillent en lien avec les parents et l'équipe éducative afin qu‘une prise en charge et un suivi adaptés à l’enfant soient réalisés.

Tous les élèves qui le souhaitent peuvent rencontrer un infirmier ou un médecin. Durant l’année scolaire, vous pouvez demander un rendez-vous avec l’infirmier scolaire ou le médecin scolaire pour faire le point sur la santé de votre enfant. Pour obtenir leurs coordonnées, n’hésitez pas à le demander au professeur à l’aide du carnet de correspondance de votre enfant.

La santé mentale et le bien-être des élèves

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS) la santé mentale est un « état de bien-être qui permet à chacun de réaliser son potentiel, de faire face aux difficultés normales de la vie, de travailler avec succès et de manière productive, et d’être en mesure d’apporter une contribution à la communauté ».

  • 8 % des élèves de maternelle et 13 % des élèves d’élémentaire présentent un trouble probable de santé mentale - Étude nationale sur le bien-être des enfants, Santé publique France, 2022.
  • Sur la période 2018-2022, la prévalence du risque de dépression pour les collégiens et lycéens a augmenté : de 5,2 % à 6,9 % chez les garçons ; de 13,4 à 21, 4 % chez les filles.
  • Sur les trois dernières années, le nombre d’hospitalisations en psychiatrie des adolescentes a été quasiment multiplié par 3.

Alors que la santé mentale est souvent mal comprise et encore tabou, la promotion du bien-être mental et la prévention des troubles qui peuvent l’affecter sont des enjeux de santé publique prioritaires. Pour promouvoir une véritable culture de la santé mentale au sein de la société, sensibiliser à l’importance de la préserver et oser parler de ses troubles, la santé mentale est Grande Cause Nationale du Gouvernement en 2025.

Depuis la rentrée la rentrée 2025 :

  • chaque école, collège et lycée met en place un protocole santé mentale précisant le rôle de chacun dans la prévention, le repérage et l’accompagnement. Les liens avec les maisons des adolescents sont renforcés, sur la base de conventions établies avec chaque structure, pour faciliter l’accompagnement des jeunes en difficulté et sécuriser leur parcours. Par ailleurs, un dispositif « coupe-file » avec les centres médico-psychologiques (CMP) garantit aux élèves repérés un accès prioritaire aux soins.
  • 100 conseillers techniques en santé mentale auprès des directeurs académiques des services de l’éducation nationale.

À partir de janvier 2026, les élèves de 4e et de 2de bénéficieront d'un programme éducatif visant à développer l’attention à soi et aux autres, à repérer les situations de mal-être et à adopter des comportements adaptés face à une personne en difficulté (module "L’AIDER").

Personnels de l'éducation
Protocole santé mentale, formation au secourisme en santé mentale... toutes les ressources et les informations sont disponibles sur Éduscol.

Hygiène de vie

Les "gestes-barrières"

Afin de développer la lutte simple contre les infections microbiennes saisonnières, responsables notamment d’absentéisme scolaire important dans les petites classes, le rappel régulier des "gestes-barrières" doit être réalisé en milieu scolaire :

  • se laver les mains plusieurs fois par jour, au savon et pendant trente secondes ;
  • utiliser un mouchoir jetable pour éternuer ou tousser ;
  • jeter immédiatement ce mouchoir à la poubelle et se laver les mains à nouveau ;
  • aérer régulièrement.

Une bonne santé bucco-dentaire

Les maladies bucco-dentaires existent sous différentes formes comme les caries, par exemple, qui sont les plus courantes. Il est important, d’une part, de les prévenir tôt, lors de l’apparition des dents de lait, par une bonne hygiène bucco-dentaire et, d’autre part, de les dépister précocement pour les traiter le plus rapidement possible. Une bonne santé bucco-dentaire est donc essentielle au développement de l’enfant et à son bien-être tout au long de sa vie.

Il est recommandé de consulter un dentiste tous les ans à partir de 1 an. Des consultations de prévention et les soins consécutifs (hors prothèse et orthodontie) sont pris en charge à 100% (sans avance de frais) tous les 3 ans, de l’âge de 3 ans à 24 ans, dans le cadre du programme M’T Dents de l’assurance maladie.

Les bienfaits du sommeil

Le sommeil est un besoin fondamental de l'enfant. Il lui assure un bon développement physique, psychique et cognitif. Un sommeil de bonne qualité est donc essentiel au développement de l’enfant et l’aide dans ses apprentissages. Pendant qu’il dort, l’enfant consolide tout ce qu’il a appris dans sa journée.

Selon une enquête publiée en mars 2009 réalisée par l'INSV (Institut National du Sommeil et de la Vigilance) avec le cabinet d'étude BVA Healthcare, 43% des parents sous-estiment le besoin de sommeil de leur enfant. Vous pouvez en parler aux médecins et infirmiers de l’éducation nationale.

Soins et urgences

L'organisation des soins et des urgences dans les écoles, les collèges et les lycées est précisée dans le cadre d'un protocole national. Il permet ainsi d'harmoniser les pratiques professionnelles et de préciser les modalités.

Des consignes précises sur la conduite à tenir en cas d'urgence doivent être affichées.

Une ligne téléphonique permettant de contacter les services d'urgence doit être accessible en permanence. L'infirmier ou la personne désignée dispose alors, en quelques secondes, d'un avis médical et, en cas de besoin, d'une assistance totale :

  • aide à l'évaluation d'urgence
  • mobilisation des moyens adaptés

En cas de scolarisation d'élèves atteints d'une maladie chronique ou de handicap, les médicaments prescrits doivent être à disposition du personnel de santé ou de l'adulte responsable et tous les matériels nécessaires doivent être disponibles dans l'infirmerie.

Les médicaments inscrits dans le projet d’accueil individualisé (PAI) sur le document "conduite à tenir en cas d'urgence" doivent être dans la trousse de secours de l'enfant et leur validité vérifiée annuellement. Tous les renseignements concernant les PAI sont sur le site Éduscol.

Tous les établissements et les écoles s'assurent le concours d'un service d'hospitalisation proche, susceptible d'accueillir les élèves en cas d'urgence.
Les lycées et collèges avec internat ou ateliers disposent souvent d'une infirmière à temps plein.

Dans tous les cas graves, la famille est prévenue ainsi que le directeur d’école ou le chef d'établissement.

Contacts d'urgence 

  • Fil Santé Jeunes : un numéro anonyme et gratuit à votre écoute pour les 12 à 25 ans. 
    0 800 235 236 (appel gratuit depuis un poste fixe) ou 01 44 93 30 74 (depuis un téléphone mobile) tous les jours de 9h à 23h.
    www.filsantejeunes.com
  • 3114, numéro national de prévention du suicide
  • 3018, numéro national de lutte contre le harcèlement
  • 119, numéro national  dédié à la prévention et à la protection des enfants en danger

Textes de référence

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